Le 19ème aux côtés des cheminot.e.s : l’argent récoltés grâce aux caisses de soutien remis aux camarades en lutte

Le 3 Avril dernier les cheminot.e.s ont lancé un mouvement de grève inédit dans sa forme et dans sa durée en opposition au projet de réforme du gouvernement.

Contre la mise en concurrence des lignes ferroviaires, la transformation juridique de la SNCF préalable à une future privatisation de l’entreprise, l’intersyndicale (CGT, Unsa, SUD et CFDT) porte depuis des semaines une autre vision du train. Celle d’un service public du rail permettant à toutes et tous de se déplacer dans l’ensemble du pays, d’un moyen de transport d’avenir qui doit jouer un rôle central dans la transition écologique.

Depuis lors, et ce malgré les tirs de barrage médiatiques et gouvernementaux, les témoignages de solidarité affluent de tout le pays, conscient que bien au delà de la défense supposées d’intérêts catégoriels  la lutte des cheminot.e.s devient la pointe avancée du combat contre le monde « Macron ». C’est grâce à ce mouvement exemplaire dans son amplitude que d’autres ont trouvé le courage de se mettre en lutte ou d’amplifier leur combat (étudiant.e.s, lycéen.ne.s, fonction publique) ou de proposer des initiatives inédites qui ont donné la « Fête à Macron » le 5 mai, puis la « Grande marée populaire » le 26 mai.

C’est pour quoi dès le début du mouvement, nous avons décidé de soutenir les cheminot.e.s concrètement en organisant des caisses de soutien aux grévistes dans les gares ou sur les marchés.

Vendredi dernier (le 1er Juin) une petite délégation de d’insoumis du 19ème a remis le fruit des caisses de soutien aux cheminot.e.s grévistes. Entre la cagnotte en ligne et les caisses physiques c’est 2166,87 euros que les habitant.e.s du 19ème nous ont confié.
Nous nous sommes rendus à la fédération CGT des cheminot.e.s Paris Nord, et nous avons rencontré le secrétaire de la fédération et plusieurs de ses camarades.
Cela a été l’occasion d’un bel échange notamment sur la lutte en cours. Il a été intéressant de noter qu’eux aussi ont vu le 26 mai comme un moment inédit dans l’histoire du mouvement social.
L’objectif doit être sans cesse d’amplifier et d’élargir le mouvement contre ce gouvernement et sa politique ultra libérale. Il apparaît clair que tout le monde est d’accord pour œuvrer conjointement, en respectant le rôle de chacun (organisation syndicale, mouvement politique) pour traduire à terme le retrait des réformes en projet politique alternatif.
Malgré la petite musique médiatique entendue ça est là sur la fin du conflit, les cheminot.e.s nous ont confirmé qu’ils étaient déterminé et que si il y avait eu quelques avancées (discussion en direct avec le premier ministre, reprise partielle de la dette, amendements au Sénat), aucun des syndicats (UNSA, CFDT…) n’étaient prêt à rompre l’intersyndicale.
Eux même en étaient les premiers surpris, car le conflit actuel dépasse déjà celui de 1995 en nombre de jours de grève. Ils iront jusqu’à la fin du mois de Juin et au delà tant que le gouvernement n’aura pas retiré son projet.
C’est pourquoi il accueillent avec bonheur toutes les marques des soutien et solidarité, car pour certain.e.s les retenues sur salaires liées au mouvement se font ressentir en particulier les plus petits salaires. C‘est pourquoi nous devons continuer à les soutenir.
L’argent récolté sera transmis à l’association intersyndicale et répartis entre les grévistes syndiqués ou non, au pro-rata des jours de grèves effectués en allant en priorité aux camarades dont la situation financière est la plus fragile.