Mardi 30 Octobre : Assemblée Générale des Inoumis.e.s du 19ème

Le 30 octobre prochain aura lieu à partir de 19h au café Urbain au 118 avenue de Flandre.

L’ordre du jour sera le suivant :

Dans un premier temps :
-Retour des GA, des mobilisations locales et nationales.
-Point d’étape des groupes de travail.
Ensuite :
-Projet d’action et campagne des GA
-Rencontre quartiers populaires
-Européennes (premiers échanges sur le 14, lancement des européennes)
-Inscriptions listes électorales

 

Suite aux perquisitions

Mardi 16 octobre une opération de police sans précédent a frappé la France insoumise.

Dans le cadre de deux enquêtes préliminaires, l’une concernant des assistants parlementaires au Parlement européen, l’autre sur les comptes de la campagne présidentielle de 2017, la police a procédé à 17 perquisitions.

Au siège de la FI, du Parti de Gauche, de l’association L’Ere du peuple et de sociétés prestataires. Mais aussi aux domiciles de dirigeant.e.s du mouvement et d actuel.le.s ou ancien.ne.s collaborateurs et collaboratrices de Jean-Luc Mélenchon.

Pour nous cette opération disproportionnée résonne comme une attaque politique.

Rappelons en effet que :
– la procédure d’enquête préliminaire n’est pas menée par un juge d’instruction indépendant, mais (en l’occurrence) directement par le parquet de Paris ;
– que cette enquête préliminaire fait suite à une dénonciation fumeuse d’une ancienne députée européenne Front National ;
– que la commission des comptes de campagne a validé nos comptes sans noter d’irrégularité.

Nous vous invitons à consulter certaines des interventions de nos camarades dans les médias. Leurs explications donnent brillamment la lecture que nous faisons de ces événements, afin de répondre aux questionnements et défaire certaines contre-vérités répandues dans la presse.



Grande Action aux Orgues de Flandre Caravane des droits / Inscriptions sur les listes électorales

Samedi dernier 20 Octobre une grande action militante s’est déroulée aux Orgues de Flandre à l’initiative des GA 104, Crimée et Théâtre Insoumis Paris.

Un  point fixe a été installé aux pieds des immeubles pour venir à la rencontre des habitant.e.s leur faire connaître leurs droits et permettre leur inscription sur les listes électorales. Tandis que des équipes de porte à porte ont fait remplir aux habitant.e.s un questionnaire sur leur quartier, pour aborder avec eux les questions quotidiennes préalable aux rencontres des quartiers populaires, organisée par la FI au niveau local puis national le 18 novembre à Epinay.

Les retours ont été très positifs. Cela a été l’occasion de prendre de nombreux nouveaux contacts et de permettre aux habitant.e.s de prendre la parole et de s’exprimer sur leur cadre de vie et comment ils souhaiteraient le transformer.

 

Bilan de la Votation Velib

Du 16 septembre au 14 Octobre dernier, la France Insoumise a organisé une votation citoyenne sur la municipalisation de velib’.

En effet le fiasco de la gestion du parc actuel par le nouvel opérateur Smovengo a mis au jour toutes les limites des partenariats public/privés. C’est pourquoi nous pensons qu’il est nécessaire que Velib devienne une régie publique.

Durant tout le mois de la votation, les insoumis du 19ème ont organisé des bureaux de vote dans tout l’arrondissement (de Jaurès, à la Villette, de Crimée à colonel Fabien). En tout c’est une vingtaine de bureaux qui ont été tenu et ont permis a des centaines de parisiennes et de parisiens de s’exprimer sur le sujet.

Le bilan est sans appel c’est à plus de 98% de oui que les habitants du 19ème se sont prononcés pour la municipalisation de velib’, point d’ancrage d’une réelle politique publique écologique des mobilités à Paris.

Sauvons Velib’ : Votation citoyenne du 16 septembre au 14 Octobre

Lancement de la votation citoyenne pour municipaliser Velib’

A la suite d’ une rentrée politique marquée par la démission de Nicolas Hulot et les grandes mobilisations des marches sur le climat à Paris, la France Insoumise organise une votation citoyenne pour dénoncer le fiasco de la gestion du dossier Vélib’ par la Mairie de Paris. Il s’agit de proposer une solution politique à ce que les parisienn.e.s vivent comme un échec industriel. Elle est aussi l’occasion pour nous d’un dialogue avec les associations et collectifs qui défendent le développement de la pratique du vélo à Paris, et plus largement l’occasion d’un premier dialogue avec nos concitoyens sur la ville que nous voulons.

Cette votation permet de revenir sur 1 an de fiasco municipal et de démontrer par l’exemple comment les politiques d’austérité, les politiques publiques libérales et le recours à la délégation de service public ne servent pas l’intérêt général.

Historique Velib

 Velib est lancé en 2007 sous le mandat de Delanoë. A l’époque la majorité socialiste choisit au lieu de monter une régie publique de confier le marché à l’entreprise JC Decaux, en couplant la gestion des bornes Velib au marché de l’affichage publicitaire.

Pendant les dix ans qu’a duré le marché, la mairie n’a jamais communiqué sur les conditions financières de la délégation de service, ni combien cela rapportait à l’entreprise. Ce que l’on sait en revanche c’est que la ville avait à sa charge la maintenance des vélos et des stations, pendant que JC Decaux empochait les profits sur les abonnements.

A la fin du marché en 2017, la mairie a décidé de déconnecter les bornes de l’affichage publicitaire. Un appel d’offre est lancé. Le marché est remporté par Smovengo face à JC Decaux car il est le moins cher… c’est à dire, comme souvent, le moins-disant social : Smovengo par exemple emploie 50 salariés au lieu de 110 par JC Decaux et dans des conditions sociales déplorables (pression sur les salaires, travail nocturne mal valorisé, licenciement de grévistes etc…). Depuis on va de dysfonctionnement en dysfonctionnement. Comme la mairie n’était pas propriétaire des bornes, il a fallu les retirer et en installer des nouvelles. L’installation a pris du retard, des bornes ne sont pas électrifiées et depuis premier janvier 2018 début du nouveau contrat il est quasiment impossible de trouver un vélo. La mairie a protesté contre le retard de Smovengo par de timides ultimatums qui n’ont pas été suivi d’effets. De son côté alors que le contrat stipule que Smovengo devrait 1 million d’euros à la Mairie en dédommagement par mois de retard à la livraison, l’entreprise à dores et déjà annoncé qu’elle ne s’en acquitterait pas. Certains médias ont évoqué une non-solvabilité de l’entreprise : argument peu recevable quand on sait que Smovengo, souvent présenté comme une sympathique start’up montpeliéraine est une filiale d’Indigo qui gère parking et FPS à Paris, elle même détenue par Vinci. Aujourd’hui Smovengo assure que le service sera fonctionnel à Paris en mars 2019 soit 1 an et 3 mois après le début du contrat… Visiblement la mairie ne semble pas décidée à mener un rapport de force.

Quant aux communes limitrophes elle n’ont qu’à subir la décision parisienne. Un syndicat mixte de communes a été créé pour la gestion d’Autolib et Velib dans lequel elles sont minoritaires et ne peuvent s’opposer à la mairie de Paris.

En parallèle la mairie a permis l’arrivée à Paris de la « free-flottisation » de véhicules gérés par des entreprises privées (trottinettes,vélos électriques, scooters, voitures) en libre-service, tandis que les entreprises empochant les bénéfices ne paient à la mairie que des sommes dérisoires le droit d’occuper l’espace public (300 euros par an et par voiture par exemple). Sans système de stationnement spécifique ces véhicules engendrent des problèmes de stationnement qui sont pris en charge par la mairie ; cela donne lieu à des « emplois » ultraprécaires pour le rééquilibrage du type « 5 euros par trottinette rapportée »

Municipaliser : pour quoi faire ?

– Reprendre la main sur Vélib, c’est se doter d’un levier important d’une politique publique en faveur de la transition écologique. La régie municipale c’est le pivot d’une politique qui vise à développer l’usage des mobilités douces et faire de Paris une ville libérée des voitures (avec développement des pistes cyclables, atelier municipaux de réparation), à rebours des free-flotte qui entretiennent la culture du véhicule individuel. La Ville de Paris peut reprendre véib en régie : elle a déjà montré sa capacité à acquérir une expertise technique de haute qualité, par exemple depuis 2010 elle gère l’eau en régie publique (bien plus complexe qu’un système de location de vélo).

– En finir avec la captation privée sur le dos des usagers et garantir une continuité de service public  : aujourd’hui le contrat avec Smovengo est de 478 millions d’euros sur quinze an (soit un peu plus de 30 millions par an), sans compter le coût d’installation des stations qui est la charge de la mairie, on peut estimer le coût total à 600 millions. A cela il est nécessaire d’ajouter les pénalités dues pour service non rendu et dont on ne verra sans doute jamais la couleur !

Pour le même prix, le public peut faire bien mieux que le privé à tous les niveaux :

  • Si c’est public, l’usager n’aura pas à payer les bénéfices du privé. Comme on l’a dit on a jamais su combien JC Decaux réalisait de bénéfices sur la partie location de Velib mais à titre d’exemple on sait que la société Indigo réalise sur son activité de gestion des parking municipaux 40 millions de bénéfices nets par an, ponction payée par les usagers. Avec une régie publique on met fin à cette captation privée.

  • Qui dit régie publique dit continuité du service public. On l’a vu le passage d’un opérateur privé à l’autre a entraîné plus d’un an interruption de service. Que se passera-t-il dans 15 ans au moment du nouvel appel d’offre ? Avec la régie municipale c’est la garantie de la continuité du service.

-Garantir des conditions décentes pour les salariés : On a vu que Smovengo avait une gestion déplorable de ses employés. Une régie publique c’est la garantie de personnes travaillant dans des conditions dignes encadrées par un statut. Par exemple : à Madrid qui a municipalisé le bicimad (équivalent velib) cela a permis d’augmenter les salaires des travailleurs au lieu d’enrichir le privé.

La votation concrètement :

La votation est possible depuis le 16 septembre jusqu’au 14 octobre en ligne à partir du site http://sauvonsvelib.vote ou avec des bureaux de votes physiques.

La journée de lancement :

Le 16 septembre à l’occasion de la journée sans voiture, les insoumis.es parisienn.e.s ont effectué ballade en vélo de Belleville à Châtelet. Cela a été l’occasion d’exposer notre démarche aux parisienn.e.s rencontré.e.s sur le parcours durant lequel Danielle Simonnet a pris la parole. Puis le premier bureau de vote a été tenu place du Châtelet.

Votation Mode d’emploi :

Pour tenir un bureau de vote physique :

Le créer à partir du site http://sauvonsvelib.vote ou en se rendant sur le site de la FI en renseignant la date, le lieu, et la durée de votre bureau de vote.

Une fois créé vous recevrez (à partir du 16 septembre) un code vous permettant d’activer le bureau de vote le Jour J. Le jour J entrez le code et suivez les instructions. Un accès internet est requis pour le fonctionnement du bureau de vote (à partir d’un téléphone portable ou d’une tablette par exemple).

Comme lors de la votation nucléaire, le code donne accès aux listes électorales (de Paris et des communes avec Velib). Quand une personne se présente pour voter, demandez lui son nom et sa date de naissance, retrouvez la sur la liste et faites la voter à l’aide des bulletins. Cet émargement numérique garantit que chaque personne ne peut voter qu’une fois. Et pour ceux qui sont inscrits ailleurs alors qu’ils habitent ici, c’est une belle occasion de les inciter à s’inscrire sur les listes électorales de leur commune d’habitation…

A noter qu’il existe deux types de bulletins, les verts pour les personnes inscrites sur les listes électorales et les oranges pour les autres, dont étrangers et mineurs de plus de 16 ans qui souhaiteraient participer aux votes (je rappelle que nous sommes favorables aux vote des étrangers aux élections locales et à l’extension du droit de vote à 16 ans).

A la fin du bureau pensez à dépouiller et à faire remonter les résultats sur le site et à bien fermer le bureau de vote en ligne (sinon les résultats ne sont pas comptabilisés).

-Visibilité : n’hésitez pas à relayer les actions sur les réseaux sociaux avec le #sauvonvelib ou le @sauvonsvelib et à proposer des actions originales autour du vélo.

-Le temps de la votation est par exemple l’occasion d’entrer en contact avec les associations de cyclistes à Paris (vélorution, MDB etc…)

Liste des bureaux de votes du 19ème :

  • Mardi 18 septembre :Jaurès 18h

pour s’inscrire sur le site : https://agir.lafranceinsoumise.fr/evenements/1171149c-b734-414a-a8f1-2d8c6faab000/

Mercredi 19 : Crimée sortie Mathis

Note Matériel 19ème:

Si vous souhaitez récupérer du matériel pour la votation (urnes, tracts et affiches) vous pouvez écrire à cette adresse : clement.pignon@gmail.com ou passer directement au siège de la FI au 43 rue de Dunkerque 75010 Paris.

Procès Smovengo :

Le 25 septembre à 9h au Prud’homme de Nanterre a lieu le procès des salariés de Smovengo licenciés pour avoir tenté d’améliorer leur condition de travail. Nous souhaitons leur apporter notre soutien.

Réouverture d’une classe de 6eme, victoire des parents d’élèves au Collège Michelet

Après avoir réussi à empêcher la fermeture d’une classe de 5ème en juin dernier, les parents d’élèves du collège Edmond Michelet ont du s’opposer à la fermeture d’une classe de 6ème à la rentrée. Cette fermeture a été annoncée par le Rectorat à..la mi-juillet, sous prétexte d’une baisse du nombre d’inscrits.

Émois des nouveaux parents le lundi de la rentrée des classes de 6eme, 15 familles apprennent que leur enfant n’est pas affecté.e à Michelet et qu’aucune réaffectation n’a été organisée! Autre mauvais surprise: les 4 classes de 6eme ont un effectif de 26 à 27 élèves par division alors que le Collège est classé en REP (Réseau d’Education prioritaire) avec un effectif moyen qui ne devrait pas dépasser 25 élèves par classe.

Le Rectorat aurait-il menti ? En tout cas, la fermeture tardive et autoritaire d’une classe et les élèves non affecté.e.s témoignent (de nouveau) d’un grand mépris à l’égard de ce quartier populaire qui a déjà connu la fermeture d’un centre dentaire de la sécurité sociale et d’un bureau de poste.

Impulsée par les parents d’élèves FCPE du Collège, une pétition demandant la réouverture immédiate d’une classe de 6eme est largement signée par les parents des classes de 6eme. Avec le soutien de la FCPE Paris, le Rectorat est interpellé, la Mairie et les députés des XVIeme et XVIIeme circos sont sollicités.Les parents concerné.e.s manifestent leur mécontentement auprès du Rectorat. Dans un premier temps, celui-ci commence à réaffecter des élèves au compte-goutte puis,au bout de 48 heures, décide de ré-ouvrir une classe de 6eme.

Le mercredi soir, une réunion prévue avant l’annonce de cette victoire rassemble de nombreux parents dans les locaux d’une association du quartier. Tous sont déterminés à continuer à agir ensemble pour défendre de bonnes conditions d’accueil et enseignement des élèves dans ce quartier.

 

Assemblée Générale du Jeudi 28 Juin

L’ Assemblée Générale des insoumis.e.s du 19ème aura lieu demain le Jeudi 28 Juin. RDV à 19h pour une AG pique-nique au Parc des Buttes Chaumont, sur les pelouses à l’entrée côté mairie.

Étant donné que nous serons dans le parc des Buttes Chaumont pour un pique-nique/AG, le format sera aussi convivial qu’inédit.

Dans un premier temps nous garderons une organisation plus classique pour faire tous ensemble le bilan des dernières mobilisations, des actions en cours dans l’arrondissement et soulever les principales questions politiques de la période.

Ensuite nous nous séparerons pour approfondir les discussions en petits groupe et préparer les actions à venir cet été et à la rentrée (comme le pied d’immeuble le 8 juillet aux Orgues de Flandres, ou les Amfis).

Et évidemment, continuer entre nous les discussions pendant le pique-nique… jusqu’à la fermeture du parc à 22h 🙂

Apportez de quoi boire et manger ! Et surtout : venez nombreuses et nombreux !

A demain !

Campagne : « En finir avec la pauvreté » : Collecte samedi 23 juin à Stalingrad à 14h !

Alors qu’Emmanuel Macron entonne la rengaine droitière de « l’assistanat » et affirme, entre deux cadeaux fiscaux aux plus riches et un achat princier à l’Elysée, que les aides sociales coûtent « un pognon de dingue », la campagne « En finir avec la pauvreté » de la France Insoumise est plus que jamais d’actualité ! Vous retrouverez tous les argumentaires, propositions et actions sur la page de la campagne : https://lafranceinsoumise.fr/nos-campagnes/campagne-de-lutte-contre-la-pauvrete/

Le week-end prochain, des actions de solidarité seront organisées partout en France. Dans le 19e, une grande collecte solidaire aura lieu place de la bataille de Stalingrad (et devant les supermarchés aux alentours), ce samedi 23 Juin entre 14h à 18h. Vous pouvez venir y donner des denrées alimentaires, produits d’hygiène, vêtements, sacs à dos, fournitures scolaires, livres pour enfants et manuels scolaires, jouets… qui iront ensuite aux associations de quartier et collectifs citoyens qui en ont besoin pour leurs actions. Vous trouverez sur le flyer d’annonce la liste des besoins qu’ils ont précisés. C’est l’occasion de mettre l’énergie militante et l’audience de la France insoumise au service de la solidarité et de celles et ceux qui luttent au quotidien contre la pauvreté.

Pour que cette collecte soit la plus efficace possible, nous avons besoin de nombreux volontaires. Si vous pouvez aider, ne serait-ce qu’une heure ou deux, n’hésitez pas à vous inscrire à ce lien : https://agir.lafranceinsoumise.fr/formulaires/collecte-solidaire/

Lancement de la campagne FI « Éradiquer la pauvreté » à Ménilmontant : belle journée d’éducation populaire

 

 

La France insoumise organisait dimanche 3 juillet une prise de place à Ménilmontant, quartier populaire de l’est parisien.

Objectif de cette après-midi : rendre visible la campagne « En finir avec la pauvreté » choisie par les insoumis·es lors de la Convention de Clermont-Ferrand en novembre 2017. Les insoumis.e.s du 19ème ont bien sûr œuvré à la réussite de cette journée. Sarah Legrain, co-animatrice du livret programmatique « Eradiquer la pauvreté » était évidement présente mais pas seulement : le GA Théâtre de l’opprimé a présenté une scène de « Théâtre Journal » avec la lecture d’un texte de Victor Hugo qui a suscité de nombreuses réactions et de discussions parmi les passant.e.s.  Les insoumis.e.s ont animé un porteur de parole invitant les habitant.e.s du quartier à proposer leurs solutions pour lutter contre la pauvreté a été rapidement rempli. « Taxer les plus riches », « Mettre fin aux délocalisations » ou encore « Virer Macron et sa clique », les Parisien·ne·s ne manquaient pas d’idées.

Nous avons pu également compter sur le talent de Jeanne dont le tour a de chant engagé a ravi l’assistance.

 

 

 

 

 

Une belle après-midi  rythmée par les prises de paroles de Danielle Simonet, Conseillère de Paris et d’Eric Coquerel député de Seine Saint-Denis, qui nous ont permis de décrypter les effets néfastes de la loi ELAN.

Plusieurs centaines de personnes y ont assisté. Des centaines de tracts ont été diffusés aux quatre coins de la place durant l’après-midi. Ils proposaient les solutions de La France insoumise dans 4 domaines : l’alimentation, l’isolement, la santé et le logement. A la vue du tract sur le logement, un passant a confié vivre dans un appartement de 18m2 avec sa femme et sa fille, plus de 5 ans après sa demande de logement social.

« Il n’y a pas d’accroissement du nombre de pauvres sans hausse de la richesse de quelques-uns », a rappelé le député Eric Coquerel. Un rappel important, quelques semaines après la publication d’un rapport d’Oxfam pointant le versement toujours plus important de dividendes aux actionnaires.

Le 19ème aux côtés des cheminot.e.s : l’argent récoltés grâce aux caisses de soutien remis aux camarades en lutte

Le 3 Avril dernier les cheminot.e.s ont lancé un mouvement de grève inédit dans sa forme et dans sa durée en opposition au projet de réforme du gouvernement.

Contre la mise en concurrence des lignes ferroviaires, la transformation juridique de la SNCF préalable à une future privatisation de l’entreprise, l’intersyndicale (CGT, Unsa, SUD et CFDT) porte depuis des semaines une autre vision du train. Celle d’un service public du rail permettant à toutes et tous de se déplacer dans l’ensemble du pays, d’un moyen de transport d’avenir qui doit jouer un rôle central dans la transition écologique.

Depuis lors, et ce malgré les tirs de barrage médiatiques et gouvernementaux, les témoignages de solidarité affluent de tout le pays, conscient que bien au delà de la défense supposées d’intérêts catégoriels  la lutte des cheminot.e.s devient la pointe avancée du combat contre le monde « Macron ». C’est grâce à ce mouvement exemplaire dans son amplitude que d’autres ont trouvé le courage de se mettre en lutte ou d’amplifier leur combat (étudiant.e.s, lycéen.ne.s, fonction publique) ou de proposer des initiatives inédites qui ont donné la « Fête à Macron » le 5 mai, puis la « Grande marée populaire » le 26 mai.

C’est pour quoi dès le début du mouvement, nous avons décidé de soutenir les cheminot.e.s concrètement en organisant des caisses de soutien aux grévistes dans les gares ou sur les marchés.

Vendredi dernier (le 1er Juin) une petite délégation de d’insoumis du 19ème a remis le fruit des caisses de soutien aux cheminot.e.s grévistes. Entre la cagnotte en ligne et les caisses physiques c’est 2166,87 euros que les habitant.e.s du 19ème nous ont confié.
Nous nous sommes rendus à la fédération CGT des cheminot.e.s Paris Nord, et nous avons rencontré le secrétaire de la fédération et plusieurs de ses camarades.
Cela a été l’occasion d’un bel échange notamment sur la lutte en cours. Il a été intéressant de noter qu’eux aussi ont vu le 26 mai comme un moment inédit dans l’histoire du mouvement social.
L’objectif doit être sans cesse d’amplifier et d’élargir le mouvement contre ce gouvernement et sa politique ultra libérale. Il apparaît clair que tout le monde est d’accord pour œuvrer conjointement, en respectant le rôle de chacun (organisation syndicale, mouvement politique) pour traduire à terme le retrait des réformes en projet politique alternatif.
Malgré la petite musique médiatique entendue ça est là sur la fin du conflit, les cheminot.e.s nous ont confirmé qu’ils étaient déterminé et que si il y avait eu quelques avancées (discussion en direct avec le premier ministre, reprise partielle de la dette, amendements au Sénat), aucun des syndicats (UNSA, CFDT…) n’étaient prêt à rompre l’intersyndicale.
Eux même en étaient les premiers surpris, car le conflit actuel dépasse déjà celui de 1995 en nombre de jours de grève. Ils iront jusqu’à la fin du mois de Juin et au delà tant que le gouvernement n’aura pas retiré son projet.
C’est pourquoi il accueillent avec bonheur toutes les marques des soutien et solidarité, car pour certain.e.s les retenues sur salaires liées au mouvement se font ressentir en particulier les plus petits salaires. C‘est pourquoi nous devons continuer à les soutenir.
L’argent récolté sera transmis à l’association intersyndicale et répartis entre les grévistes syndiqués ou non, au pro-rata des jours de grèves effectués en allant en priorité aux camarades dont la situation financière est la plus fragile.