SECOND CREMATORIUM PARISIEN DANS LE NORD-EST DE PARIS ?

Pourquoi s’opposer à :


• L’implantation d’un crématorium parisien à l’entrée des villes de Pantin et d’Aubervilliers (projet d’Anne Hidalgo, maire actuelle de Paris)
• L’implantation qu’envisage Bertrand Kern, maire actuel de Pantin, dans le cimetière parisien de Pantin et de Bobigny, entre les Quatre-chemins et les Courtillières

En décembre 2017, le Conseil de Paris de décembre a adopté le principe de l’implantation du second crématorium parisien derrière le passage Forceval de Pantin. L’unique crématorium parisien situé dans le cimetière du Père-Lachaise est en effet saturé : prévu pour 4 500 crémations par an, il en accueille aujourd’hui 6000. A l’horizon 2040, les besoins parisiens s’élèveraient à 9 000 crémations par an.
Cependant, alors que le simple bon sens imposait d’envisager l’implantation du second crématorium parisien dans l’Ouest ou le Sud de Paris puisque le premier crématorium est déjà situé dans L’Est, la municipalité de Paris a fait le choix d’une nouvelle implantation dans le Nord-Est, renonçant ainsi à l’aménagement d’une transition urbaine concertée entre Paris et Pantin.
Une étude que la mairie de Paris n’a jamais rendue publique envisageait pourtant onze autres sites. Seule la liste des sites a été divulguée. Les critères qui ont présidé à la sélection du site d’implantation n’ont jamais été explicités.
Il reviendrait une fois encore aux habitants du Nord-Est parisien de se sacrifier conformément à la longue histoire de la capitale plaçant les usines polluantes à l’Est et les logements cossus de la bourgeoisie à l’Ouest. Dans la précipitation et l’absence de concertation, la ville de Paris s’apprêterait même à confier la gestion du nouveau parc funéraire au privé par le moyen d’une délégation de service public comme l’a dénoncé Danielle Simonnet conseillère de Paris LFI.
Le choix de la Porte de la Villette repose-t-il sur le pari que les habitants de l’Est et du Nord seraient censés n’offrir aucune résistance ?

Derrière la Porte de La Villette, la coupe est pleine !

Pantin est selon le classement de l’OMS la ville la plus polluée de France (mesure du taux des particules fines dans l’air). C’est pourtant au niveau des Quatre-Chemins – quartier commun à Pantin et Aubervilliers – que seraient réalisées désormais 4 000 crémations par an générant un nouvel afflux de 700 véhicules par jour sur un axe déjà saturé.

De nouveaux risques sanitaires dans un environnement pollué.

Faut-il signaler que dans le projet de crématorium adopté par la ville de Paris, les risques pour la santé et l’environnement sont survolés. Certes ce n’est pas une particularité du projet parisien de souffrir d’une telle carence, l’impact environnemental et sanitaire des crémations est peu étudié. Néanmoins, quel que soit le dispositif retenu : il apparaît que les filtres d’un crématorium laissent passer les émissions de monoxyde de carbone, de mercure et de dioxines de furanes. Des techniques alternatives d’avenir sont déjà au point : promession (à base d’azote liquide) ou humusation (compost).

La contre-proposition du maire de Pantin est une double erreur.

L’implantation du crématorium dans le cimetière parisien à proximité du Fort d’Aubervilliers et de ses jardins ouvriers, entre les Quatre-Chemins et les Courtillières, en bordure de nouvelles habitations ne règlerait rien. Le problème serait alors déplacé et exposerait d’autres populations à des risques sanitaires et environnementaux. Personne ne demandait à B. Kern une telle proposition, ni Anne Hidalgo ni les habitant-e-s de Pantin ! Or, les 2 000 m2 d’un tel parc funéraire avec crématorium pourraient être mobilisés afin d’ouvrir une voie de circulation douce qui fait aujourd’hui tant défaut entre les quartiers populaires des Courtillières et des Quatre-Chemins.

En tant que conseiller municipal LFI, j’ai refusé de soutenir, lors de conseil de juin 2018 l’idée de B. Kern d’implanter le crématorium dans le cimetière parisien de Pantin et de Bobigny. Cette proposition du maire de Pantin faisait aveu de faiblesse avant même d’engager le combat. Je me suis donc abstenu sur le texte de la pétition municipale.
Les revendications ne doivent souffrir aucune ambiguïté : le second crématorium ne doit être implanté ni à la Porte de La Villette (entrée des villes de Pantin et d’Aubervilliers) ni à l’intérieur du cimetière parisien de Pantin et de Bobigny. Comme l’a demandé l’association pantinoise des 5 chemins, exigeons maintenant :
• La suspension immédiate du projet d’implantation dans le Nord-Est parisien
• Une reconsidération d’autres sites et une décision d’implantation associant les habitants concernés

Pourquoi vouloir s’acharner en effet à implanter le second crématorium parisien aux abords ou à l’intérieur de quartiers populaires de Pantin et d’Aubervilliers ?
Le projet du Grand Paris suppose une franche discussion entre Paris et les populations concernées par ses projets ! Il n’est pas écrit d’avance que la maire de Paris aura le dernier mot et décidera de l’avenir des entrées de Pantin et d’Aubervilliers.
La réunion d’information prévue en octobre à Paris sera l’occasion de le montrer. Paris n’a pas à informer les habitants des Portes de leur avenir. La maire de Paris doit tenir compte de tous les avis.
A n’en point douter les habitants de Pantin, d’Aubervilliers et du XIXème arrondissement sauront se faire entendre !

Grégory Darbadie,
Conseiller Municipal LFI de Pantin

Lisez et signez la pétition lancée par l’association Les 5 chemins et Ecopan : https://www.mesopinions.com/petition/nature-environnement/crematorium-nord-parisien/42357

Parcoursup, réforme du bac, lycée modulaire : le droit à l’éducation en danger

Retrouvez le décryptage de la France insoumise autour des réformes du bac et de l’université. Parcoursup, réforme du bac, lycée modulaire : pourquoi le droit à l’éducation est en danger.

Une émission animée par Charlotte Girard, avec :
– Claire Guéville (SNES)
– Tristan Poullaouec (sociologue, GRDS)
– Sabine Rubin (députée Fi)
– Paul Vannier (coanimateur du livret L’école, l’égalité et l’émancipation)
– Lina N’Gazi (Secretaire nationale de l’UNL SD).

#DecryptageFi

 

AG de la FI 19e : retour sur la convention, de nouvelles ambitions pour l’arrondissement

Réunis en assemblée générale les insoumi-s-es du 19e ont débattu sur les orientations prises lors de la convention nationale de la France insoumises. Et de leurs applications sur notre territoire de lutte.

Le 12 décembre dernier se tenait l’assemblée générale de la France insoumise Paris 19e à l’Abracadabar. L’occasion pour les insoumi-s-es présents à Clermont-Ferrand de faire un retour sur cette convention et de préparer les futures campagnes dans le 19e arrondissement.

Dans un premier temps la restitution s’est focalisée sur les différents votes qui portaient sur l’approbation de la charte des groupes d’action, les principes de la France insoumise et le choix des trois campagnes prioritaires.

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Donnez votre avis sur la convention de la France insoumise

La séance de clôture de la convention est terminée : votre avis est important !

Les synthèses des quatre sessions de cogitations sont en cours de réalisation. Un compte-rendu détaillé sera publié sur le site dans les prochaines semaines, et de nouvelles contributions seront possibles.

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Le JDD, une propagande qui laisse sans voix

Cette contribution est versée dans la rubrique « idées ». Elle n’engage que l’auteur et ne saurait être la position officielle de la France insoumise du 19e.

Dans son édition du dimanche 19 octobre 2017, le journal du dimanche (JDD) publie une page entière sur Danielle Obono, celle qui « laisse Mélenchon sans voix ». Dissimulé sous un ton professionnel et journalistique, une supposée neutralité de l’analyse et se gardant surtout d’une quelconque prise de position ouverte, l’article est en fait un exemple de propagande.

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De la souveraineté populaire  ou du « bon usage » du terme « souverainisme »

Cette contribution est versée dans la rubrique « idées ». Elle n’engage que l’auteur et ne saurait être la position officielle de la France insoumise du 19e. 

Par Bertrand HERISSON, membre du groupe d’appui Place des Fêtes 

Comme le terme populisme, celui de souverainisme dans la bouche des libéraux européens, est une insulte commode qui permet de mettre dans le même sac, l’extrême droite et la gauche hostile au projet européen réellement existant. Comme pour le terme de populiste, le qualificatif de souverainiste cache une méfiance profonde (si ce n’est une haine) de la démocratie. Il est donc essentiel de clarifier le vocabulaire de la souveraineté, non seulement pour répondre à nos adversaires politiques, mais aussi pour approfondir notre réflexion sur la question constituante : car, il n’y a pas de tradition républicaine partagée en la matière. Le fil rouge de la théorie de la souveraineté populaire qui va de la constitution de 1793 au projet constitutionnel d’avril 1946, en passant par les textes des républicains socialistes de 1848 et ceux des communards, n’a pas de rapport, autre qu’antagoniste, avec celui de la théorie de la souveraineté nationale qui, formulée la première fois par Siéyès, en 1789, est reprise, plus tard, par les monarchistes orléanistes et les républicains modérés de la IIIe République ; il a encore, moins à voir, avec l’usage que fait la tradition bonapartiste du vocable de souveraineté populaire. La critique de la notion de souveraineté, dans ces implications les plus importantes, est, ici, uniquement (et volontairement pour éviter de trop longs développements) illustrée par des références prises dans l’histoire républicaine, de la Révolution de 1789 en particulier.

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Retour sur l’AG de la FI 19

Retrouvez le compte-rendu de l’AG constitutive des insoumis-e-s du 19e. Au menu : l’organisation et l’action.

Une AG constitutive des insoumis-e-s du 19e s’est tenue mercredi 13 septembre, à l’Abracadabar en présence de la députée de la 17e circonscription, Danièle Obono.

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Du financement par projet dans la recherche publique

À côté du budget consacré à la recherche publique qui est très souvent discuté, une question l’est moins, au moins dans les médias, c’est celle de l’utilisation de ce budget : comment distribuer l’argent de la recherche de la façon la plus efficace possible ? Comment faire en sorte que l’argent soit dépensé pour la recherche elle-même, et pas perdu dans de complexes circuits administratifs ?

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